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mardi 16 juin 2009
Roland Morat SA produits de boulangerie
49, Route de Fribourg - 3280 Morat
Rencontre avec le patron de l’entreprise, Marc-André Cornu qui a guidé une visite de l’unité de production et apporté des réponses documentées sur le travail dans un marché délicat comme la boulangerie fine.
Suite avec la projection d’un film documentaire et ouverture du magasin d’usine.
Selon la tradition, un repas sympathique à la couleur locale, chez Leisi,
Au Buffet de la Gare de Sugiez, à 15 minutes de Morat, dans un cadre
de vacances et de détente. Une bonne adresse dans la région des 3 lacs.
Une invitée surprise Marie-Jeanne conteuse, a partagé le repas…
"Ici, c'est un peu chez nous!"
À Sugiez, le Buffet de la gare fête son centenaire. Retour sur un lieu chargé d'histoire. L'un des endroits emblématiques du Vully. Parole aux habitants et aux habitués.

"Dire que le Buffet de la gare a 100 ans, je n'arrive pas à y croire. Cela ne nous rajeunit pas", lâche Bernard Cygan, de Sugiez. "Imaginez tous les gens qui ont franchi en un siècle le seuil de ce bistrot, ils doivent être des dizaines de milliers", poursuit le jeune retraité.
Comme la plupart des Vulliérains de souche, Bernard Cygan a un lien particulier avec l'établissement. Sans ce dernier, il ne serait d'ailleurs pas là pour en parler: "A la fin des années 40, ma maman est venue de Suisse allemande pour y travailler comme sommelière, elle y a rencontré mon papa. Et je suis né quelques années plus tard... "
Point névralgique
L'histoire de l'hôtel de la gare commence en 1909. Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd'hui, c'est le Conseil d'Etat fribourgeois qui décide d'ériger le bâtiment à côté de la gare, construite six ans plus tôt. Avec un objectif bien précis: offrir aux familles des détenus de Bellechasse des possibilités de se loger à proximité du pénitencier. Le maître d'ouvrage est l'architecte moratois Spinelli. Il conçoit un édifice suivant le style des villas anglaises, avec une touche d'art nouveau.
Le bâtiment reste en mains de l'Etat jusqu'en 1945. Cette année-là, il est racheté par le paysan-restaurateur Lucien Guinnard, de Gletterens. Avec son épouse, ils exploitent l'établissement pendant plus d'un demi-siècle. Pas étonnant donc que dans le Vully, le Buffet de la gare soit étroitement associé à la famille Guinnard.
"Une salle haute et immense, un plancher en bois qui craque, un énorme fourneau en fonte, une belle sommelière de l'ancien temps et un petit vieux qui jouait chaque jour de l'accordéon et qui faisait pleurer le chien de mon père. "» C'est l'image des années 50 que garde Jean-Marie Guinnard, l'un des fils de Lucien. La spécialité des lieux? Le filet de perche? Tout faux: la chasse, car Lucien était un fidèle disciple de Saint-Hubert.
L'endroit était surtout le lieu de rassemblement des jeunes de la région: "Même si c'était un peu à l'écart du village, nous adorions y venir, c'était un peu chez nous ici", raconte Marcel Ibach, 70 ans, maraîcher à la retraite, né à Mur.
Longtemps, le Buffet a été le point névralgique du Vully. Dès le début du siècle, ses "produits d'exportation" - la betterave, le raisin et le blé - étaient expédiés par rail depuis Sugiez. "Après les transactions, tout le monde se retrouvait au café", se souvient un ancien.
Quilles et football
Dans les années 60, l'établissement était célèbre à la ronde pour son jeu de quilles, construit en 1959: "Les meilleures pistes de tout le canton", précise un habitant. "Et je ne suis pas chauvin." Le Buffet servait également de vestiaire et de buvette pour le FC Vully: "Les joueurs se changeaient dans les chambres libres et se partageaient la seule douche disponible", évoque Jean-Marie Guinnard.
La vie du restaurant s'est arrêtée pendant deux ans, entre 2001 et 2003. "Sugiez, sans le Buffet, ce n'était plus pareil", explique Bernard Cygan. Le bistrot ressuscite alors sous la patte de Hans Ueli Leisi. Le Bernois rachète le bâtiment en 2003. Il le rajeunit et le transforme. Les pistes de quilles passent à la trappe et font place au "bar des artistes", décoré par le sculpteur Luginbühl.
Hans Ueli Leisi s'est dit que 100 ans méritaient bien une agape. Invitation aux curieux, les habitués et les nostalgiques à venir fêter l'événement.
Samuel Jordan - La Liberté - 25 juillet 2009 |
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Quand l'esprit vient aux biscottes
Le mariage du pain grillé et de la flûte au sel était heureux. Une année après le rachat de Roland SA (créateur de l'emblématique Zwieback) par Cornu SA (célébrissime inventeur des flûtes de Champagne) tout semble aller pour le mieux dans l'usine de Morat. Le maître des lieux, Marc-André Cornu, a accueilli la délégation de WIR Romandie, avant que, scindée en deux groupes, elle se dirige vers le site de production.
Première halte dans une halle où sont stockés les marchandises prêtes à l'exportation. Pleine, elle peut contenir 1200 palettes, précise Martin Burri, guide d'entreprise. La période d'entreposage est de l'ordre de trois semaines, le temps de procéder à toute une batterie de tests, afin de s'assurer que les produits ne comportent pas de défaut. Si tel est le cas, tout est fait pour le détecter avant que biscuits apéritifs divers et flûtes variées n'appareillent pour l'Afrique du Sud, le Japon, la Thaïlande, Hong Kong, Singapour ou la Chine.
Un peu plus loin, ce sont les laboratoires dans lesquels les tests sont réalisés. Des échantillons sont collectés autant à l'arrivée des matières premières que sur les lignes de production ou dans des emballages finalisés. Les laborantins contrôlent aussi les cartonnages, s'assurent que les encres et les colles sont bien là où elles doivent être: sur le paquet et non à l'intérieur.
Puis c'est l'arrivée dans l'usine proprement dite. L'impressionnante batterie de fours des Zwieback n'est malheureusement pas en service. Chacun s'étonne devant sa masse. Le guide précise que certaines machines sont opérationnelles depuis plus de 40 ans. Tel est peut-être le secret du succès transgénérationnel de cette tranche croustillante, La halle, longue de 160 mètres et large de 50, abrite bien d'autres lignes de production. Les produits Roland naissent ici, mais aussi d'autres, réalisés pour le compte d'entreprises clientes ou pur des grandes surfaces.
Vertiges noueux
L'attention se mue en fascination devant les lignes de production flûtes au sel, et surtout devant celle des bretzels. Les machines qui réalisent les nœuds suscitent des commentaires enthousiastes. L'agilité arachnéenne des robots chargés de la mise en boîte s'avère plus spectaculaire encore. Ou un peu moins ? Les avis divergent. Les chiffres donnent tout autant le vertige. 27'500 bretzels par heure devant 6000 crakers par heure à droite, 1000 kilos de beurre par jour sur la gauche (nécessaire à la production de flûtes au sel).
Les lignes fonctionnent 24 heures sur 24, cinq jours par semaine, les week-ends sont mis à profit pour l'entretien du matériel. Peu d'employés circulaient dans l'usine lors de notre visite. Une opération semblait avoir miraculeusement échappé au génie robotique, la séparation des tranches grillées Roland, assurée par d'alertes ouvrières.
La visite s'est terminée par le visionnement d'un documentaire narrant l'épopée de l'entreprise, depuis sa création en 1938, l'invention du Zwieback en 1941, la croissance, les divers rachats, et le génie créatif constant de cet empire qui transforme à lui seul annuellement les moissons de 889 hectares de blé et le beurre de 1446 vaches. Marc-André Cornu a répondu aux questions des participants WIR. Ce patron très occupé avait même pris le temps d'accompagner un groupe lors de la visite, sans doute par intérêt pour le système WIR, aussi parce que Monique Brasey du GROUPE WIR Romandie lui avait fait découvrir une recette à base de Zwiebacks Roland.
Avec quelques flûtes et autres biscuits salés grignotés pendant la séance, il commençait à faire soif. Mais le comité du GROUPE WIR Romandie avait tout prévu. Il était bientôt temps de se rendre non loin de là Chez Leisi, au Buffet de la Gare de Sugiez pour le repas et les rafraîchissements. Les vins de l'apéritif ont été offerts par Renaud Burnier, vigneron WIR du Vully, à Sugiez.
Wir plus 4 / 2009 |
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Chez Leisi, un coin de paradis
Le 26 juillet dernier, Hans-Ueli Leisi et Hanni Steffen ont fêté les 100 ans de l'Hôtel de la Gare de Sugiez de la plus sympathique des façons. Avec un big band et des consommations à I franc –100 centimes!!! Un siècle auparavant, l'hôtel avait été créé par le Conseil d'Etat fribourgeois. Dans la seconde moitié du XXe siècle, il a été géré par la famille Guinnard qui en avait fait une adresse très appréciée de la région. Les anciens se souviennent aussi avec émotion de son jeu de quilles – la plus belle piste du canton!
Mais c'est une structure vieillissante qui venait d'enchaîner les faillites qu'a acquis Hans-Ueli Leisi en 2003. «J'ai complètement rénové la cuisine et les salles pour la réouverture, le 4 juillet! Depuis, j'ai toujours tout réinvesti dans l'établissement.» L'annexe, qui accueillait le jeu de quilles, est ainsi devenu un «Bar des artistes» en 2005. L'hôtel, situé dans l'immeuble voisin, a été rénové et agrandi en 2008. «Je veux construire une passerelle entre l'hôtel et le restaurant l'année prochaine.» Un fumoir, ainsi que des projets d'aménagement du bar sont aussi au programme!
Tous ces travaux ont été entrepris en collaboration avec la Banque WIR. «J'ai toujours été écouté et soutenu par WIR», se félicite Hans-Ueli Leisi. Dès le rachat du buffet de Sugiez, et alors même qu'il était gérant du Landgasthof zum durstigen Bruder d'Utzigen (BE), propriété de la Banque, ses projets ont toujours été bien accueillis. Ses premiers contacts avec le système WIR remontent à 1988, alors qu'il s'activait au Lôwen de Laupen (BE).
Aux fourneaux, le chef Leisi apprécie plus que tout les plats de brasserie traditionnels comme la tête de veau, la langue de boeuf ou les Saurer Mocken. Il sert aussi des filets de perche. Dès son arrivée, il avait installé un four à pizza. «Nous avons 90 places à l'intérieur (2 salles) et une cinquantaine d'autres en terrasse. La clientèle est variée. Employés des entreprises avoisinantes, marcheurs et cyclotouristes à la découverte des beautés de la région, ou encore usagers des campings voisins. Entre les heures des repas, les habitués viennent échanger les dernières nouvelles du cru.
L'Expo 02 pour détonateur
La famille Leisi s'est installée à Sugiez en 1991 déjà. Son impact économique sur la région remonte à l'Expo 02. Hans-Ueli s'occupe alors du restaurant qui borde les statues monumentales de Bernard Luginbühl au sommet du Mont-Vully. «Je suis né en 1964, l'année de la précédente Expo, à Lausanne. Celle-là, elle était à nous!», s'enthousiasme-t-il encore rétrospectivement. Fort du succès de son établissement temporaire, il jette son dévolu sur l'Hôtel de la Gare, alors inexploité. Des oeuvres de Luginbühl l'y suivent. Son accointance avec le génial artiste remonte à son enfance et à son amitié avec ses trois fils Brutus, Basil et Yvan. De nombreuses créations exposées au Buffet témoignent de la vigueur de ce lien. Prêts ou acquisitions, les oeuvres de deux générations de Luginbühl sont omniprésentes au Buffet de la Gare de Sugiez, ajoutant une pointe de piment à la cuisine savoureuse du patron. On y mange, on y boit, on y dort, on y déambule, on pourrait y passer un bout de temps!
Wir plus 4 / 2009 |
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